la motivation

Investir la rue comme un lieu de création, de jeu, de surprises et de hasard.

Créer ensemble, partager l’expérience créative, le vivre ensemble. Faire collectivement même si l’on est "étranger" l’un à l’autre.

Créer des espaces de rencontre et de valorisation. Offrir des cadeaux plastiques à la rue.

Se nourrir des idées de l’autre.
Donner la parole autrement.
Susciter le désir d’action.
Cultiver l’éphémère.
Nourrir le hasard.
Sortir du cadre.
Être mobile.

 Une expérience collective et partagée…
Les artistes du collectif présents en rue sont soucieux de faire vivre un projet créatif, collectif et partagé, et développent une dynamique certaine de lien social par l’action et par le "faire ensemble". Ces rencontres conduites autour d’un objectif commun de fabrication motivent des relations uniques, et une véritable et sincère énergie se déploie à chaque fabrique.

 Pour le plaisir de faire…
Ces dispositifs offrent un espace-temps de création ouvert qui ne demande qu’un seul engagement : celui de faire, de passer à l’acte en se coltinant la matière en agissant au-delà de toute contrainte de réussite et d’obligation de résultat. L’action devient alors libre parce qu’elle demande avant tout à être expérimentée. Les artistes posent un cadre et sont les garants de l’aboutissement de l’œuvre et de sa finalité, ainsi le public peut s’investir dans sa réalisation en y apportant son intuition, sa spontanéité et sa propre expérience.

 Des implantations nomades…
Que ce soient des salons urbains ou des fabriques de rue nous les pensons par essence nomades. Ils s’implantent facilement sur un territoire, tout en se déplaçant d’un endroit repéré à un autre, sur un calendrier qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois. C’est ainsi que ces temps de fabriques sont identifiés et attendus par de nombreux habitants des quartiers où nous agissons.

 Des actions qui font trace…
Les objets que nous créons sont éphémères : nous les démontons souvent à la fin de la performance, mais nous laissons et/ou gardons des traces.

>> Laisser trace = dessins au sol, images et photos laissées à la rue, éléments de la réalisation non démontés, déplacés et réutilisés autrement… Parfois même l’œuvre peut être pensée avant tout pour rester en rue, à l’usage des passants et des habitants jusqu’au jour où sa détérioration oblige à la démonter.

>> Garder trace = chaque fabrique se partage sous différentes formes développées en fonction du projet : live streaming, blog, vidéos capturées lors des interventions, photographies,… Elles permettent de créer un réseau, de fidéliser un certain nombre de participants, de donner envie à d’autres de rejoindre le mouvement...

 Des restitutions à ciel ouvert…
Les œuvres issues de ces fabriques sont toutes valorisées par une restitution ou une utilisation publique. Nous y invitons les participants, les partenaires et les acteurs de terrains. Nous valorisons ainsi l’action des habitants et usagers, et montrons que leur participation est toujours indispensable à la réalisation du projet final.

 Pour…
>> Favoriser les liens sociaux de proximité.
>> Élargir l’offre culturelle et sociale en proposant une modalité d’action différente qui vient compléter les travaux déjà engagés dans ce domaine sur un même territoire, afin de toucher d’autres publics.
>> Favoriser la participation de tous les publics.
>> Créer de l’action culturelle et sociale dans l’espace public.
>> Déclamer haut et fort que "la rue est à nous... tous", que l’espace public est un lieu à investir, à s’approprier, à entendre, à écouter…
>> Déclencher, provoquer, susciter, pour créer du lien et tenter de construire de la relation.
>> Créer du souvenir comme trace et mémoire d’un moment partagé.